Il s’agit ici de trouver une suite de signes sans rapport évident les uns avec les autres.
Voici un exemple : Xv7 !hj8@kjHmN,
S’il peut s’avérer constituer un mot de passe intéressant, la difficulté de mémorisation est son plus gros défaut.
En voici un exemple à partir d’un écrit de Gustave Flaubert :
« Le seul moyen de guérir, c’est de se considérer comme guéri. »
Cela devient : Lsmdg,c’edsccg.
Appelée également diceware, cette méthode se révèle particulièrement efficace lorsqu’il s’agit de crypter sa messagerie (avec PGP ou Hushmail).
Voici un exemple :
11215
15624
62451
35665
25424
Munissez-vous de la liste téléchargée, et trouvez dans celle-ci les mots qui correspondent aux nombres précédemment obtenus.
11215 -> 0
15624 -> bonnet
62451 -> targui
35665 -> jenny
25424 -> emeute
Le mot de passe devient alors : 0 bonnet targui jenny emeute
Inventez-vous une petite histoire autour de ces mots afin de mieux les mémoriser.
Pour corser le tout, vous pouvez également ajouter des caractères spéciaux entre les mots.
Comme aucun mot de passe n’est inviolable, je vous conseille d’en changer très souvent - et surtout de ne jamais les noter. Également : adaptez la pertinence de celui-ci en fonction du degré de protection apporté par la technologie.
S’il s’agit de votre compte utilisateur Mac ou Windows XP, il existe des moyens très simples de contournement sans même utiliser la manière forte. Néanmoins, les deux premières méthodes peuvent être ici appliquées. Pour ce qui est de Mac OS, la protection du firmware et/ou le cryptage de votre compte avec FileVault constituent aussi une première étape vers la tranquillité.
Pour votre courrier privé, tout comme la protection de votre réseau sans fil (cryptage WPA uniquement), la troisième méthode se révèle très efficace : comptez entre 14 et 30 caractères de long.
Dans le cas malheureux, où seriez pris d’une soudaine perte de mémoire : il vous sera alors impossible de récupérer vos données sensibles. C’est le prix à payer pour assurer toute confidentialité.