Ce genre d’histoire est à l’informatique, ce que les rumeurs d’adultères sont au show-business. Tout le monde connaît la vérité dès le début, et tout le monde s’en étonne à la fin. Le scénario demeure des plus simples.
On prend un gars sympathique, une vraie carte wifi externe (donc a priori pas d’origine Apple), et un vrai MacBook pour démontrer qu’un pilote mal développé peut ruiner la confiance que vous portez en votre machine Apple. Tout le monde est gêné aux entournures, mais les petits malins n’y croient pas. Erreur.
Comme il faut bien, à un moment ou à un autre, expédier une rumeur très embarrassante, on retourne la situation. Le prétexte est tout trouvé : les pirates n’auraient pas dû utiliser une carte wifi externe, et son pilote idoine.
L’utilisateur est impitoyable. Pareille mésaventure arrivée à son Macintosh le conduirait derechef à prononcer une condamnation sans appel pour haute trahison. (Un peu comme si votre médecin vous reprochait votre patrimoine génétique sous prétexte que vous êtes sujet aux allergies.)
On rappelera donc le postulat de départ : un pilote et/ou un logiciel mal développé peut compromettre le système. Rien de nouveau sous le soleil à condition d’être lucide.