S’il vous arrive avec ce modèle d’avoir des déconnexions intempestives à Internet, vérifiez bien que le modèle en votre possession dispose du dernier micrologiciel en date.
Vous pouvez les trouver à cette adresse pour le WAG54G version 1, et là, pour la seconde version du boîtier. Ce dernier se distingue du premier par sa capacité à être compatible ADSL 2. Une étiquette d’une grandeur démesurée apposée sur le dessus de l’appareil l’indique par ailleurs.
Attention, le remplacement du micrologiciel est une opération très délicate, voire périlleuse. Si celle-ci est opérée par le biais d’une connexion sans fil, ou s’il y a interruption du processus, l’appareil sera définitivement hors service. Il ne vous restera plus qu’à lui trouver une fonction décorative - entre le cactus offert par Tante Yvette, et l’atroce bouquet de fleurs artificielles. Non, n’ayez pas honte. Le mauvais goût, c’est tout un art.
Alors, voici comment procéder :
Téléchargez la version qui vous intéresse - pour ma part, je vous conseille la version 1.02. Lisez les réactions dans les forums spécialisés, cela pourra peut-être vous apporter des renseignements complémentaires quant à votre configuration.
Reliez votre ordinateur à l’un des ports Ethernet du routeur.
Accédez au panneau de configuration en tapant l’adresse suivante 192.168.1.1 dans votre navigateur internet.
Donnez le nom et le mot de passe demandé (reportez-vous à la notice jointe à l’appareil).
Cliquez sur l’onglet administration, puis choisissez mise à jour du firmware (ou Firmware Update).
Sélectionnez le fichier précédemment téléchargé et préalablement décompressé. Son nom doit comporter l’extension .bin pour être reconnu par le routeur.
Ne touchez à rien. Allez boire un café - si vous êtes angoissé, prenez plutôt une tisane. Apprêtez-vous à dire adieu à votre modem Linksys si l’opération échoue (oui, c’est de l’humour enfin méfiance quand même).
Le routeur revient enfin à la vie. A priori, la stabilité de la connexion devrait s’en trouver grandement améliorée.
Pour plus de précision : lire le sujet officiel publié sur Hardware.fr
Il est à noter que sur notre configuration de test : un iBook Late 2001 utilisé conjointement avec le WAG54G en version d’origine (1.017) n’a jamais posé problème.
Je dédie ce chapitre à tous les paranoïaques, qui de surcroît n’ont qu’une confiance relative dans les membres de leur entourage proche.
Après divers tests réalisés ce matin, je me suis aperçu d’un léger souci concernant le mot de passe protégeant l’installation sans fil.
Concrètement, révisons ce que vous savez sans doute déjà :
le cryptage WEP, c’est sympathique, mais potentiellement peu sûr. Ah oui ? Vous venez seulement de vous apercevoir qu’un même véhicule stationne devant chez vous depuis plusieurs jours...
le cryptage WPA avec changement de clef toutes les heures devrait largement suffire. Pour le choix du mot de passe : reportez-vous à la méthode Diceware avec 5 mots minimum (lire la fiche).
Le WPA fonctionne très bien avec les cartes airport 802.11g (dites « extrêmes »). Sur PC, il faudra vous assurer que la clef USB ou la carte WIFI gère ce type de protection.
Lorsque vous validez le mot de passe dans le panneau d’administration du modem, vous pouvez vérifier dans vos historiques que toutes les données sensibles sont passées dans l’URL. Kezako ? En clair : pendant moins d’une seconde votre navigateur internet affiche dans la barre des adresses votre mot de passe en toutes lettres.
Quels sont les risques ? Probablement aucun. Depuis l’extérieur (internet par exemple), ou via le WIFI, il n’est quasiment pas possible de modifier vos réglages. Je suppose que vous n’avez pas eu l’imprudence d’activer la gestion à distance du routeur.
Par contre, il suffirait qu’un membre de votre entourage, amis (plus pour longtemps), ou copain de vos enfants se branche directement avec un câble Ethernet pour pouvoir récupérer sans mal le mot de passe WPA ou WEP.
J’imagine votre sourire goguenard. Vous vous dites :« mais non, ce n’est pas possible. Le panneau d’accès est protégé par un nom d’utilisateur et un mot de passe ». Je ne veux pas vous miner le moral, mais la liste complète des réglages d’usine de la quasi-totalité des routeurs est en libre circulation sur Internet. Et là, vous vous dites « oh non ! ». Et toute la rédaction vous repond en coeur « mais oui ! » [1].
Je vous livre donc les contre-mesures.
Dans le panneau d’administration, changez le nom d’utilisateur et le mot de passe par défaut.
Ensuite, pour ne pas tenter les personnes étrangères, vous donnerez un autre nom à votre réseau que le très explicite Linksys. Inutile de céder à la provocation.
Maintenant vous pouvez dormir sur vos deux oreilles [2].
Comment sait-on si quelqu’un utilise mon abonnement Internet ? Si vous surfez en même temps que lui, votre débit chute radicalement. Ceci étant votre modem-routeur tient une comptabilité des connexions : les fameux fichiers LOG. Rendez-vous dans l’onglet Administration, option Reporting. Cliquez sur le bouton view logs en bas de la fenêtre.
Je suis vraiment trop fainéant pour réaliser tout ce que vous me dites de faire. N’y aurait-il pas un moyen plus simple ? Oui. Je vous conseille d’habiter dans un bunker. Cela peut être très cosi...
Co-rédacteur : David



